• DOUCE

    DOUCE

    Un jour je suis tombé sur un roman étrange, c'était il y à longtemps pendant ma maladie, il était posé maladroitement dans un de ces nombreux cartons entreposés dans le grenier de ma maison de vacances.

    J'y vais régulierement depuis que je suis petit, échappatoire à ma vie citadine, refuge de mes evasions improvisées; elle n'est plus cet havre de paix que j'avais connu durant mon enfance. C'est donc dans cette vieille batisse appartenant autrefois à mes grands parents qui me revint après un tragique décès, il y à maintenant plus de quatorze années, que je fis sa connaissance...

    Peu épais, mais semblant regorger de plus d'émotions qu'il n'est possible d'en vivre, il semblait vouloir se dissimuler à mes yeux. Je ne veux pas être lu. Voilà ce que m'aurait clamé cet amas de pages si il avait pu se défaire de ce qu'un quelconque auteur avait gravé en lui.

    Je pris le livre entre mes mains et m'installait dans le vieux fauteuil où mon grand père, autrefois, me racontait sa vie, alors que je n'en saisissait pas les subtilités.

    J'étais alors si jeune...

    C'est par ces mots que commenca le livre, mots qui annoncerent un doux récit d'enfance où l'on pouvait suivre l'agréable et paisible vie d'un jeune garçon. Etonnement il n'était décrit içi que les moments joyeux de sa vie. Pas un seul soucis, ni l'ombre du moindre tracas. On aurait dit que le temps les avaient fait s'évaporer des ces quelques pages. Içi, l'auteur résumait sa vie à ses plaisirs, jusqu'au moment l'idylle cessa.

    L'auteur se presente, c'est mon grand pere, il se sent mal, il est malade.

    Il me dit que malgre tous les instants de bonheur qu'il a connu dans sa vie, c'est le poids des moments malheureux qui l'affectent le plus, le torture et le tourmente. Il doit les faire sortir pour esperer être gueri...

    Sont alors entassés dans les lignes de ce pauvre livre les tourments qu'avait subit mon grand père. Ils me heurtent me choquent, grossisent au fil des pages, puis tentent de m'étouffer en se détachant du papier et...

    Je lache le livre. Mon grand père a tort! Il subsiste toujours quelques soit les peines une lueur d'espoir je vais l'attraper et la faire grandir. Moi aussi je vais écrire un livre mais il sera plein de joie et de plaisirs.LE mien combattra le desespoir qui règne dans les feuillet de celui de grand père.

    Tout en ecrivant je continue a lire l'histoire de grand père. Plus sa vie devient dure plus celle de mon livre est belle.

    Jusqu'a ce qu'arrive la fin du recit de grand pere, je ne puis vous la dire, elle est si brutale, elle jaillit, elle explose.

    Pris de panique je brule le livre ce qui était écrit ma fait trop de mal!

    Je sais néanmoins qu'à la fin mon grand père fut guerit...

    Ce que j'ai accumulé doit moi aussi sortir je me sens aspiré dans une étrange spirale... Je porte trop de malheur pour moi j'ai maintenant ceux de mon grand père et il faut que j'expulse les miens. Mon livre devient alors sombre et triste jusqu'a ce qu'arrive la fin.

    Je suis gueri et ne peut laisser le livre inachevé, je le conclut en y écrivant mon dernier acte. Je suis bien maintenant et c'est le meilleur moment pour partir et puis... j'ai trop peur de resombrer dans cette maladie.

    Je ne suis pas seul dans la maison mon petit fils est avec moi. J'espere juste qu'il ne me verra pas partir comme ça, comme moi il y a plus de 14 ans. Sans ça je n'aurait peut être jamais été malade. Je ne peut cepandant detruire mon livre. C'est lui qui bu mes douleurs, il porte une partie de mon pesant fardeau qui m'empecherai desormais de m'envoler. Je le touche alors pour la derniere fois pour le poser maladroitement dans un de ces nombreux cartons entreposés dans le grenier de ma maison de vacances.


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